les comte de Romans-Ferrari

Les comtes de Romans-Ferrari     

Etienne Lambert de Ferrari, (1714-1776) chevalier, comte de Romans-Ferrari, seigneur de Saint André le Bouchoux, Gerland, Vilette, la Verne et Saint Georges sur Renon. Baptisé à Lyon le 4 juillet 1714. Il obtient en décembre 1763 l’érection de Romans en comté par lettre patente du roi Louis XV et le titre de comte sous le nom de Romans-Ferrari. Il épouse Marguerite Gertrude Charrier de la Roche le 7 Janvier 1750, la sœur de Louis Charrier de la Roche, dont le père était le Seigneur de la Roche-Jullié.

César Guillaume de Ferrari (1750 -1836) : Chevalier, comte de Romans Ferrari, seigneur de Vilette, Gerland, la Verne, Saint André le Bouchoux, né à Lyon le 10 décembre 1750. Premier page de madame la Dauphine en 1764, officier de dragons en 1767, démissionnaire en 1777 pour « vaquer à la régie de ses biens et à la tutelle de ses 11 frères et sœurs »  dont la plus jeune avait 11 ans. Epouse Hyacinthe Françoise de la Frasse de Sury le 20  février 1781. Maire de Romans de 1809 à 1814. Il légua à la commune les anciens magasins de bois du Château situé près de l’église pour y établir la cure.

Alexis comte de Ferrari (1783-1819) second fils de César Guillaume de Ferrari. Maire de Romans de 1814 à 1819. Entreprit les réparations de l’Eglise après les dégradations dues à la révolution.

Guillaume François Hyppolite comte de Ferrari (1782-1858), maire de Romans de 1819 à 1858. Fit ériger le clocher actuel entre 1856 et 1857.

Charles Louis de Ferrari né à Lyon le 1er septembre 1789, officier de cavalerie, chevalier de l’ordre royal de la légion d’honneur ( ?), épouse Hippolyte Catherine de Louvat.

Hippolyte Ernest comte de Romans-Ferrari (1833-1896). Hérite de la terre de Romans de son oncle Guillaume François en 1858. Maire de Romans pendant 38 ans (1858-1896). Mort le 13 Août 1896. Epouse Marie-Laure Bernard de Montessuy de Rully. Fit construire la sacristie et le presbytère ( 1875)

Jean Ernest Marie Charles de Romans-Ferrari né à Romans le 16 décembre 1861, décédé chef de Bataillon à Commercy le 27 Juin 1912 sans alliance.

Les Seigneurs de Romans

Les Seigneurs de Romans :  

La liste n’est sans doute pas exhaustive, mais elle retrace, chronologiquement, la lignée des personnes qui ont, à un moment ou un autre laissé une trace dans les archives locales. Jusqu’à l’arrivée de la famille Ferrari.

 

  • Ulrich (ou Hurie) de Varax: vivaient en 1250
  • Henri de Varax et son fils Etienne: vivaient en 1280
  • Guillaume de Varax: vivait en 1332
  • Henri II, seigneur de Varax: vivait en 1367
  • Etienne de Varax: «auteur de la branche des seigneurs de Romans » après son mariage avec Claudine de Saint Amour le 26 octobre 1396.
  • Antoine de Varax: seigneur de Romans et de Chassignol vivait en 1431
  • Antoine II de Varax : seigneur de Romans, Vilette, Saint André le Bouchoux, Bailli de Bresse marié en 1477
  • Pierre de Varax: écuyer, seigneur de Romans et Vilette, co-seigneur de Saint André le Bouchoux, marié en 1518.
  • Francois de Varax : écuyer, seigneur de Romans vivait en 1543.
  • Philibert de Varax : seigneur de Saint André le Bouchoux puis de Romans, mort non-marié en 1560.
  • Anatoile de la Beaume: dit « Moricaud », marié en 1549 avec Isabeau de Varax héritière de Philibert de Varax.
  • Aymé de la Beaume-Varax: Seigneur de Romans et de Saint André le Bouchoux, marié le 5 octobre 1577 avec Claude Ponceton.
  • Pierre-Marc de le Beaume de Varax: Par testament du 19 Août 1629, il institue Claude Ponceton, son cousin germain pour héritier universel.
  • Claude de Ponceton de Varax: chevalier, seigneur de Francheleins, Romans, Saint André le Bouchoux, Villette. Marié le 7 mai 1621 avec Jeanne de Montconnys.
  • Claude II Ponceton de Varax: écuyer, seigneur de Francheleins, Romans, Saint André le Bouchoux, Vilette, Gerlans et la Verne. Marié le 14 octobre 1661.
  • Claude François de Lyobard: Baron de Bussy et Brion puis seigneur de Romans et dépendances après son mariage avec Claude Ponceton, la fille d’ Alexandre de Ponceton.
  • Claude de Lyobard:  Baron de Bussy et Briond, né au château de Bussy le 7 février 1670. Il vend les terres de Romans et les droits seigneuriaux à Claude Ferrari le 4 mars 1718.
  • Claude César Ferrari: écuyer, seigneur de Romans, Saint André le Bouchoux, Gerland, Vilette. Né à Lyon le 20 septembre 1684. Il épouse Claudine de Riverieulx le 28 mai 1712.

Histoire

Un peu d’histoire….

Aucune trace archéologique, aucun texte ne prouve que le nom de Romans provienne d’une antique occupation par les romains.
La première mention historique est datée de l’année 912, par un legs de la femme du duc d’Aquitaine Guillaume 1er dit le Pieux (qui était également comte de Mâcon et de Lyon) à l’abbaye de Cluny qui vient d’être fondée.
Par ce don, l’abbé de Cluny devient seigneur de Romans . Il est propriétaire du village et bénéficiaire du fisc (impôts), en revanche les paysans restent propriétaires de leurs biens et terrains (alleux), ce ne sont donc pas des serfs.
Dès 1272, on peut certifier que la seigneurie de Romans est passée sous le contrôle de la famille « de Varax » avec Saint Paul et Saint André le Bouchoux (qui se nommait Saint André en Bresse), le château existe à cette époque.
En 1396, un seigneur de Varax partage ses fiefs. Son fils le plus jeune, Etienne, hérite de Romans et crée la branche des seigneurs de Romans qui resteront maîtres de la paroisse jusqu’en 1718.
A cette date, un lointain descendant d’Etienne de Romans vend ses droits et titres à Claude César Ferrary (écuyer du roi de France). Le fils de Claude César Ferrary (lieutenant puis capitaine dans les armées de Louis XV) obtient (grâce à son courage au combat) le titre de comte sous le nom de Romans Ferrari en 1763.
Malgré les aléas de la Révolution (le château fut pillé en 1794 par des révolutionnaires), les comtes de Roman Ferrari restent propriétaires d’une bonne partie du village jusqu’en 1912, date du décès du dernier comte sans héritier direct. A noter que Les comtes de Romans Ferrari occupèrent la fonction de maire sans discontinuer de 1809 à 1896…
En 1926, l’héritière indirecte du dernier comte cède le château (et une bonne partie du village) à l’association « comité d’aide aux personnes handicapées et traumatisées » pour y soigner, à l’origine, les jeunes tuberculeuses de l’Indre ( !). Un préventorium est donc crée au château.
Après la seconde guerre mondiale, celui-ci est reconverti en « centre de rééducation fonctionnelle » et de nouveaux locaux sont construits en 1966 dans la cour du château. En 2007, ce centre déménage à Miribel et un Foyer d’Accueil Médicalisé pour adultes polyhandicapés le remplace.

Quelques dates :
912- première mention du nom
1272 – mention d’un château
1460 – le duc de Bourbon incendie et pille le château
1718 – début de la lignée des contes de Romans Ferrari
1794 – pillage du château
1819 – première école : pendant les mois d’hiver, un agriculteur apprend à lire à son domicile à 12 élèves. Les familles le paient 20 sous par mois et par enfant.
1840 – la classe s’installe dans le « cabaret » du village
1846 – construction d’un pont sur le Renom (route actuelle ?)
1850 – une première école est construite au bout de la rue du village.
1857 – reconstruction du clocher de l’église
1858 – arrêt du moulin sur le Renom (près du pont du Diable )
1860 – nouvelle école pour les garçons (bâtiment de la mairie actuelle). La classe des filles se déroulant dans la maison habitée par Madame Geoffray actuellement.
1910 – un téléphone à Romans !
1927 – électrification du village
1950 – les filles rejoignent les garçons à l’école publique
1962 – création d’un corps de sapeurs pompiers
1976 – création du regroupement pédagogique intercommunal
1980 – construction du bâtiment abritant la cantine, une salle de classe et une nouvelle mairie
1989 – création d’un réseau d’assainissement et du lagunage, départ du dernier curé de Romans
1993 – nouvelle salle des fêtes
1997 – construction du lotissement SEMCODA « les Tilleuls »
2012 : la mairie s’installe dans les locaux originels et occupe aussi l’ancienne classe et l’ancien logement de fonction des instituteurs.

Le saviez-vous ?

*La commune de Romans a disparu de 1802 à 1808 : En 1802, le comte de Romans Ferrari, encore méfiant vis-à-vis de la nouvelle république, refuse la fonction de maire. Le sous-préfet de Trévoux, faute de candidat « en état de remplir les fonctions de maire »- c’est à dire sachant lire et écrire- propose que Romans soit rattaché à Chatillon. En 1808, suite à une pétition des habitants de Romans (qui ont donc, entre temps, appris à écrire…), la commune retrouve son indépendance.

*Au recensement de 1793, la commune comptait 381 habitants, en 1800 (à peine 7 ans après), la population ne s’élève plus qu’à 121 habitants !
Pas d’épidémie, pas d’invasion …. Que sont devenus les 260 habitants disparus ?
Heureusement, les Romanais sont prolifiques !! Et en 1806 (6 ans plus tard !) la population a presque doublé pour atteindre 226 habitants.